Mercredi 24 juin, 17h30 : le rendez-vous était donné pour la remise des prix du concours Design Zéro Déchet. Organisée chez Commune Image et retransmise en live sur YouTube, elle a permis de dévoiler les 4 lauréats et les projets finalistes, en présence du parrain et des partenaires de cette 9e édition.

Photo des lauréats du concours Design Zéro Déchet 2021 "Du pack au vrac", organisé par le Syctom. ©Wildbee Studio

Tous connectés pour le live !

Cette année, le plateau a accueilli à tour de rôle les 20 équipes finalistes pour pitcher leur projet en 1 minute 30 chrono ! Avec des solutions originales, malines et ambitieuses destinées à simplifier la vente et l’achat en vrac, les finalistes ont été vivement félicités par Éric Cesari, Président du Syctom, lors de son discours d’introduction. Mais aussi par le parrain Mathieu Lehanneur, et les partenaires Célia Rennesson de Réseau Vrac et Guénaëlle Lacroix des Mousquetaires.

Un palmarès diversifié

Le 3e prix a été décerné à Ambre Gaucher et Lilas Hémion de LISAA Nantes pour leur projet « Les interchangeables ». Une collection de bouchons et d’accessoires compatibles avec n’importe quel bocal en verre standard, lui offrant de multiples fonctionnalités. « Ce projet facilite le passage au vrac : il offre à chacun la possibilité d’utiliser ses bocaux pour des usages variés », souligne Célia Rennesson.

Perspective du projet Les Interchangeables, 3e prix du concours Design Zéro Déchet 2021, créé par Ambre Gaucher et Lilas Hémion de LISAA Nantes.

Pour le 2e prix, c’est le projet « Cyclo », créé par Margot Landry de l’ENSAAMA Olivier de Serres (Paris) qui a été récompensé. Ce silo réutilisable permet de transporter la matière première dans un seul et même contenant, du producteur au magasin. Avec pour objectif de réduire les déchets en amont de la chaîne. « Cyclo offre une réponse concrète à la complexité du circuit d’approvisionnement », retient Guénaëlle Lacroix.

Perspective du projet Cyclo, 2e prix du concours Design Zéro Déchet 2021 créé par Margot Landry de l'ENSAAMA Olivier de Serres.

Enfin, c’est le projet « Cosali » inventé par Carla Boutin et Loeiza Curis de LISAA Rennes qui a remporté le 1er prix. Cette colonne de distribution facilite l’achet de gels douches et shampooings liquides en vrac dans les grandes surfaces. « C’est courageux de s’attaquer au vrac dans les rayons cosmétiques : l’enjeu des marques, la complexité du liquide, la culture de l’hygiène… C’est une façon de se rajouter encore un peu de difficulté, salue Mathieu Lehanneur. La réponse est juste, humble et très crédible. »

Perspective du projet Cosali, 1er prix du concours Design Zéro Déchet 2021 créé par Carla Boutin et Loeiza Curis de LISAA Nantes.

Pour terminer, « Shop une vis », conçu par William Boisseau et Shanan Nachshon du lycée François-Mansart (94), a reçu le Prix du Syctom. « Outre l’analyse pertinente du contexte, le process nous a semblé ingénieux en ce qu’il propose une solution simple pour les clients comme pour les responsables des magasins », explique Éric Cesari. Cette borne, couplée à une signalétique ludique, permet en effet aux consommateurs d’acheter des pièces de quincaillerie à l’unité en toute simplicité, sans compliquer le travail des vendeurs.

Perspective du projet Shop une vis, Prix du Syctom du concours Design Zéro Déchet 2021, créé par William Boisseau et Shanan Nachshon du Lycée François-Mansart.

Une exposition pour clôturer l’édition 2021 en beauté

En attendant le lancement de la 10e édition à la rentrée, un nouveau parcours multimedia et immersif a été créé ! Enjeux de la thématique, projets finalistes, impressions des jurés… Tout ce qui a marqué le concours DZD 2021 est à retrouver sur l’exposition virtuelle ! À lire et partager sans modération…

À vos agendas ! La remise des prix du concours Design Zéro Déchet se tiendra le jeudi 24 juin,
pour clôturer en beauté cette édition « Du pack au vrac ».

Remise des prix du concours DZD 2021 le 24/06

Découvrez les 20 projets finalistes et les 4 lauréats de la dernière édition lors de la remise des prix retransmise en live. Rendez-vous le jeudi 24 juin à 17h30 sur la chaîne YouTube du Syctom ! Les participants, le parrain Mathieu Lehanneur ainsi que nos partenaires Réseau Vrac et Les Mousquetaires seront présents pour revenir sur cette édition forte.

À l’issue de la remise des prix, l’exposition virtuelle consacrée au concours 2021 sera officiellement lancée. L’occasion d’en savoir plus sur la thématique et l’engagement du Syctom, et bien sûr de voir et comprendre les projets finalistes.

Partenaire du concours DZD 2021 aux côtés de Réseau Vrac, avec près de 4 000 magasins en Europe, Les Mousquetaires sont un acteur majeur de la grande distribution. La vente en vrac est aujourd’hui disponible dans 1 350 Intermarchés et Bricomarchés, et le groupe compte bien la développer ! Interview de Guénaëlle Lacroix, responsable du Pôle Environnement des Mousquetaires.

Photo du rayon de vente en vrac de l'Intermarché de La Douvaine

Pourquoi avoir accepté d’être partenaire du concours Design Zéro Déchet ?

Depuis l’origine, Les Mousquetaires œuvrent à transformer les modes de production et de distribution afin de bâtir un modèle économique durable en cohérence avec leur vision et leur valeur. Impliqués à tous les stades du cycle de vie des produits, nous multiplions les initiatives pour accélérer l’émergence de l’économie circulaire. Pour enclencher cette circularité nous devons agir sur l’offre, mais aussi sur la demande en adaptant le comportement des consommateurs et bien évidemment en optimisant la gestion des déchets. Dans ce défi, il apparaît évident que le design est un facilitateur pour enclencher ces changements. C’est pourquoi nous participons cette année au concours Design Zéro Déchet.

Quel regard portez-vous sur ce concours organisé par le Syctom ?

L’engagement du Syctom depuis de nombreuses années à travers le design pour faire changer les comportements vers moins de gaspillage nous est apparu comme une évidence. Nous nous devions de participer à ce concours et la thématique de cette année faisait écho avec les combats que nous menons depuis plusieurs années.

Avant de faire son retour depuis une décennie, le vrac avait quelque peu disparu avec le développement des grandes surfaces dans les années 60. Comment Les Mousquetaires intègrent ce mode de consommation dans leurs enseignes ?

La vente en vrac connaît un succès fulgurant depuis quelques années maintenant. Autrefois réservé aux enseignes spécialisées ou bio, les rayons vrac sont de plus en plus présents en grandes et moyennes surfaces. Les français sont de plus en plus attentifs à ce qu’ils consomment et le vrac répond à plusieurs de leurs attentes : l’anti-gaspi et la réduction des emballages notamment.

Le vrac fait partie d’une de nos solutions pour « Mieux Manger » et pour « Mieux Vivre ». C’est un nouveau marché à fort potentiel, comme il y en a rarement dans la vie d’un distributeur. La présence du vrac est incontournable pour démocratiser ce mode de consommation et donner l’accès au plus grand nombre, comme pour les produits bio il y a plusieurs années. Et nous sommes aussi attendus par les marques nationales qui cherchent aussi à développer leur offre en vrac.

Photo d'un rayon d'alimentation bio et vrac dans l'Intermarché de La Douvaine

Quels sont les dispositifs mis en place ?

La vente en vrac existe historiquement au rayon fruits & légumes, pour les œufs et au rayon boulangerie/pâtisserie. Chez Intermarché, nous avons une offre vrac très variée. Notre priorité à ce jour est le vrac épicerie bio dont les produits achetés sont notamment les fruits secs et oléagineux, les légumineuses, les céréales petit déjeuner et à cuire, et les féculents. À date, nous proposons jusqu’à 170 références.

Chez Bricomarché, le vrac est présent sur quelques marchés comme celui de la quincaillerie mais il demande à être développé par l’offre de nouveaux produits, services ou modes de commercialisation. Il y a fort à penser que nos jeunes designers ne manqueront pas d’idées pour nous aider dans cette démarche !

Qu’attendez-vous des projets finalistes ?

Nous attendons des finalistes qu’ils nous apportent cette petite étincelle de génie qui va permettre de faire rentrer la consommation du vrac dans tous les foyers. Que par le design le fonctionnement de tous les acteurs de chaine soit facilité afin que le vrac devienne une forme de commerce aussi classique que celui des produits pré-emballés.

Pour la 2e fois, le jury du concours Design Zéro Déchet s’est déroulé à distance. Le mardi 13 avril dernier, 10 experts ont étudié les dossiers finalistes pour décerner les trois premiers prix. Mais comment se déroule ce temps fort ? Et sur quels critères sont évalués les projets ?

Illustration de 4 mains brandissant des panneaux avec des notes

Une sélection d’experts du design et du vrac

Le jury, présidé par le designer et parrain Mathieu Lehanneur, était composé cette année de professionnels et partenaires en lien avec la thématique :

Leur mission ? Évaluer 20 projets finalistes pour récompenser les meilleures propositions de l’édition « Du pack au vrac ».

Place à l’évaluation…

Avant de procéder à l’examen des dossiers, le périmètre du concours a été rappelé au jury. « Nous avions fait très attention à ne pas nous consacrer que sur l’alimentaire, explique Marie-Pierre Martinet, directrice générale adjointe « Mobilisation, publics et territoires » du Syctom. Cette ouverture des champs devait permettre aux étudiants d’explorer le sujet de manière plus spontanée, avec davantage de variété dans les propositions reçues ».

Les projets finalistes ont quant à eux été sélectionnés au préalable par un comité technique composé de membres du Syctom, de Thema_Design et de designers. De mi-février à mi-avril, les 172 projets réceptionnés ont été analysés pour évaluer leur qualité et leur pertinence. « Je me suis rendu compte à quel point le concours était difficile, reconnaît Mathieu Lehanneur, le parrain du 9e concours Design Zéro Déchet. Avec ce sujet, il faut arriver à amener de l’innovation avec un minimum de matière. »

Planches de présentation, notes d’intention et vidéos : les dossiers ont été finement examinés par les membres du jury avant la délibération finale. Chacun de leur côté, ils ont noté les projets selon une grille de critères prédéfinis (innovation, bénéfices environnementaux, faisabilité technique…). L’objectif ? Donner un panorama ouvert et représentatif de toutes les propositions reçues, en récompensant avant tout l’innovation.

… et aux échanges constructifs !

Une fois tous les projets étudiés, les jurés ont partagé ensemble leur ressenti sur les propositions finalistes. « Globalement, j’ai été agréablement surprise par la qualité des dossiers », témoigne Célia Rennesson. « Certains projets sont très intéressants, mais nécessitent forcément un accompagnement des vendeurs pour développer tout leur potentiel », retient Guénaëlle Lacroix. « Dans leurs projets, les étudiants ont dressé des changements sociétaux, souligne Dominique Sciamma. Il ne s’agit plus d’être optimistes, mais déterminés, car nous n’avons pas le choix de changer. En tout cas, les participants du concours le sont ! ».

Le prix du Syctom a quant à lui été choisi le 29 mars dernier. Il reste désormais un dernier prix d’estime à définir : le prix « coup de cœur des étudiants », décerné par les finalistes eux-mêmes suite à un vote secret. Prochaine étape : la cérémonie de remise des prix et l’exposition virtuelle en juin prochain !

Rencontre avec Charles Saade, ancien lauréat du Concours Design Zéro Déchet 2017, aujourd’hui chef de projet « Architecture & design » au BHV Marais, à Paris.

Portrait de Charles Saade en noir et blanc

Nouvelle dimension, nouvelle fonctionnalité et nouvelle vie pour le feutre usagé

Pour répondre à la thématique de « réduction et de gestion des déchets textiles » Thématique 2017, Charles développe FELTO, un projet à partir de feutre recyclé… Des blocs destinés à agencer et isoler phoniquement et visuellement des espaces collectifs. Dans le mille de la thématique ! En effet, celle-ci concerne les déchets de vêtements, mais pas seulement. Sont aussi englobés les textiles d’usage, d’ameublement, industriels, de décoration…

Créés à partir de fibres textiles usagées issues des chutes de production ou de collecte de vêtements en fin de vie, les blocs de feutre sont modélisés en 3D. « L’objectif était de trouver une nouvelle fonctionnalité et une nouvelle dimension pour le feutre, en lui offrant un volume en 3D. J’ai choisi ce projet car le processus de recyclage du feutre est le plus efficient pour valoriser un maximum de déchets. »

En combinant et modulant ces blocs on peut créer des cloisons autoportantes. L’idée de Charles est de proposer ces blocs aux professionnels pour les espaces de travail, mais aussi aux mondes de l’événementiel, du retail et à tout autre type d’activité professionnelle qui peut en avoir l’utilité.

cloisons autoportantes à partir de fibres textiles usagées

Un premier prototype réalisé en partenariat avec le Syctom et Franck Magné

3 mois après avoir remporté le 1er prix du Concours 2017, Charles Saade conçoit un premier prototype avec le soutien technique et financier du Syctom, et l’accompagnement du designer Franck Magné pour le processus de mise en forme. Constitué d’une trentaine de blocs, il est présenté à Paris Design Week 2018.

VISUEL CORPS D’ARTICLE

Après des études à LISAA PARIS et un Master 2 en « Création et Technologie contemporaine » à l’ENSCI, Charles, revient sur l’impact du Concours : « C’est une superbe expérience qui a participé à changer ma façon de penser les projets et de les développer. Ça m’a permis de traiter un projet de façon globale, avec le cycle de vie complet de celui-ci, et la responsabilité que cela implique de la part du concepteur en matière sociale et écologique. »

Aujourd’hui son poste au BHV Marais à Paris lui permet de se faire son expérience dans le secteur du retail, aujourd’hui prédominant.

Cloisons de couleur bordeaux

Quand le moment sera venu, Charles souhaite se lancer à son compte en tant que designer. En attendant, il poursuit la R & D du projet Felto sur son temps libre, dans l’objectif de présenter un nouveau modèle prochainement…

Nous espérons avoir des nouvelles de Felto et de son créateur très vite, et lui souhaitons pleine réussite dans ses projets !

Unique organisation professionnelle dédiée à la promotion du vrac, en France et dans le monde, Réseau Vrac est un partenaire incontournable pour accompagner les participants de cette 9e édition du concours. Célia Rennesson, sa co-fondatrice et directrice, partage ses motivations et ses attentes.

Illustration de Hoobooh extraite du livre "Le vrac : mode d'emploi", montrant un homme dans une épicerie de vente en vrac.

Créée en 2016, l’association professionnelle Réseau Vrac fédère et accompagne plus de 1 700 professionnels de la filière vrac en France et dans le monde. Son objectif ? Structurer et accélérer le développement du vrac pour permettre au plus grand nombre d’accéder à une consommation durable et responsable.

Démocratiser le vrac

« Notre but est de démocratiser le vrac, précise Célia Rennesson. C’est-à-dire le rendre connu et pratiqué de tous pour pouvoir changer à grande échelle notre consommation ». Pour cela, Réseau Vrac mobilise tout son éco-système de professionnels en mettant de place des outils, des événements et des formations destinées à professionnaliser et harmoniser les pratiques sur les normes d’hygiène et la réglementation notamment.

Un partenariat évident avec le concours

Réseau Vrac ayant pour ambition de développer une filière du vrac « zéro déchet » du producteur au consommateur, aussi bien en amont qu’en aval, le partenariat avec le concours Design Zéro Déchet était une évidence. « Depuis le début, nous soutenons les projets qui vont permettre de rendre le vrac plus accessible, plus pratique, plus hygiénique… Et plus vertueux aussi ! », explique Célia Rennesson.

Des attentes fortes

Les enjeux d’amélioration de l’achat et de la vente en vrac sont forts et diversifiés, notamment pour le client final : souhait d’une expérience pratique et ludique en magasin, recherche de contenants légers, hygiéniques et garantissant une bonne conservation des produits… « Et en amont de la chaîne, on cherche à approvisionner les magasins avec des solutions qui limitent les emballages jetables par exemple », développe la directrice de Réseau Vrac.

Certains secteurs attendent également d’être plus développés dans le secteur du vrac. En plus des produits liquides, les produits frais sont « les grands absents du vrac, pour lesquels il y a pourtant de fortes attentes des consommateurs, avec une législation particulière, des normes d’hygiène à respecter… » illustre Célia Rennesson. L’équipe de Réseau Vrac comprend d’ailleurs une Directrice juridique, qui pourra veiller au cadre législatif et aiguiller les participants dans leurs projets si besoin.

« Je suis certaine que le concours Design Zéro Déchet va grandement bénéficier à toute la filière, et nous permettre d’accélérer son développement de manière plus durable et responsable », assure Célia Rennesson.

Revoir la vidéo de la soirée de lancement

Tous les séminaires de présentation du concours DZD 2021 se sont déroulés à distance. Pas moins de 18 visioconférences ont été organisées à la demande des écoles ! Alors que l’année se termine, nous mettons à votre disposition les contenus de la présentation pour tout savoir sur la thématique.

Les ressources du séminaire à votre disposition

Animé par le Syctom et Thema_Design, le séminaire de présentation permettait à chacun de mieux connaître :

  • Le Syctom,
  • Les objectifs et l’historique du concours,
  • La définition du vrac,
  • Le champ de réflexion créative proposé,
  • Les modalités de candidature,
  • L’outil recommandé pour réaliser un bilan environnemental simplifié : l’ESQCV.

Sans oublier de nombreux conseils pour développer et enchanter l’achat/vente en vrac.

ESQCV : mode d’emploi

Une première étape avant les ateliers de suivi

Après les séminaires d’introduction, des ateliers de suivi des projets sont organisés en visioconférence pour accompagner les étudiant.e.s dans leur réflexion. Ils se déroulent sous forme d’échange avec chacun des candidat.e.s, grâce aux conseils de designers professionnels qui complètent l’équipe d’animation.

Ces ateliers sont organisés à la demande des professeurs et écoles qui souhaitent voir leurs étudiants participer au concours. Vous souhaitez en préparer un ? Vous avez besoin de plus d’infos ? Écrivez-nous à concoursdzd@syctom-paris.fr.

Mathieu Lehanneur est le parrain de la 9e édition du concours Design Zéro Déchet. Depuis une quinzaine d’années, il travaille sur des projets associant design, science et art « pour le mieux-être de ses utilisateurs ». Il partage sa vision de la thématique et ses attentes concernant les projets des candidats pour développer et réenchanter l’achat et la vente en vrac. Portrait et conseils de ce professionnel à l’avant-garde du design international.

Photo de Mathieu Lehanneur, designer et parrain du concours Design Zéro Déchet 2021

En plus des partenaires Réseau Vrac et le Groupement Mousquetaires, les participants du concours DZD 2021 seront accompagnés par le designer Mathieu Lehanneur. En tant que parrain, il sera également le Président du jury qui se tiendra au printemps prochain pour choisir les lauréats. Aujourd’hui Chief Design de Huawei, cet ancien étudiant de l’ENSCI – Les Ateliers (Paris) embrasse tous les champs de création : architecture, art, produit, technologie… « Parce que je n’ai jamais voulu me spécialiser dans quoi que ce soit, et je ne veux toujours pas d’ailleurs ! », résume-t-il.

Un parcours éclectique avec l’écoconception comme fil rouge

Mais dans tous ses projets, quelque que soit leur nature, la question de l’écoconception ne se pose pas. « Je suis de la génération des designers pour qui l’enjeu n’est pas de multiplier sa création en des millions d’exemplaires, sans se poser la question de ce que ça deviendra, explique-t-il. L’écoconception est aujourd’hui pleinement intégrée, elle est comme un matériau auquel on n’a même plus besoin de réfléchir. » Il apporte donc cette expertise à des marques prestigieuses, mais également aux candidats du concours, qu’il aurait aimé faire en tant qu’étudiant : « l’enjeu n’est pas la belle forme, la belle photo, la belle histoire… » souligne Mathieu Lehanneur.

Et à plus forte raison pour le thème du vrac, pour lequel « il y a du travail ! » s’amuse-t-il. « Du mot « vrac » à la consommation, il faut repenser toutes les strates de l’histoire pour qu’il y ait une vraie cohérence et vraie attention, analyse Mathieu Lehanneur. Donc ce qu’il faut se demander, c’est comment garder l’identité vertueuse du vrac tout en en faisant quelque chose de désirable ? ». Il dresse un parallèle avec la mode en comparant le tout-emballé, facile et pratique, au prêt-à-porter ; et le vrac à un sur-mesure qu’il faut rendre infiniment désirable.

S’amuser, oublier et se déconnecter

Et Mathieu Lehanneur a trois conseils pour les candidats audacieux qui s’attèleront à rapprocher le vrac du sur-mesure. Tout d’abord : s’amuser. « C’est un sujet complexe, mais on si on n’y prend pas un vrai plaisir au moment l’imaginer, il y a peu de chance qu’à la fin on arrive à donner envie au jury et potentiellement ensuite aux futurs usagers », prévient-il. Ensuite, tenter d’oublier tout ce qui a déjà été fait dans ce domaine. Enfin, pour réinventer, rien de mieux que se déconnecter selon le designer. « J’éteins mon ordinateur, mon téléphone ; je ferme mes magazines, mes livres… et mes yeux, pour dérouler tout le scénario et me demander ce qui pourrait se produire. ».

Au terme de ces 5 mois de travail, le parrain de cette 9e édition aimerait qu’il y ait « quelques projets sur lesquels on se dise « comment ça se fait qu’on ne l’ait pas inventé avant ? » ou « il faut absolument le faire tout de suite ! », se projette Mathieu Lehanneur. Une création qui allie « l’immédiate intelligence, l’immédiate évidence de la réponse » tout en intégrant la complexité du sujet. Car dans de nombreux domaines, « il y a tout un tas de normes, de réglementations, d’information, de marketing…, rappelle le parrain. Qui ne doivent en aucun cas trop nous contraindre ! Bref, j’attends d’avoir une pointe de jalousie de ventre en découvrant les projets, en me disant « j’aurais adoré le faire ! » ».

La 9e édition du concours Design Zéro Déchet est officiellement lancée. Pour guider les étudiantes dans l’aventure, l’équipe DZD organise des séminaires et ateliers auprès des écoles qui le demandent. L’objectif ? Donner toutes les clés pour comprendre les enjeux de la thématique et les champs de réflexion proposés. Avec une particularité cette année : des échanges 100 % à distance !

Photo d'un séminaire d'introduction Design Zéro Déchet à distance, avec deux intervenantes présentant le déroulé sur un écran

Les participants ont au total 5 mois pour soumettre leur projet au concours Design Zéro Déchet. Étude du contexte, réflexion créative, bilan environnemental, faisabilité… Il est important de partir sur de bonnes bases ! Pour cela, le Syctom propose aux écoles un accompagnement en deux temps, autour d’un séminaire d’introduction puis d’un atelier de suivi.

Des séminaires d’introduction pour partir dans la bonne direction

Depuis fin septembre, l’équipe organisatrice constituée de membres du Syctom et de Thema_Design va à la rencontre « virtuelle » des enseignants et des étudiants pour présenter le concours DZD. Une dizaine de séminaires sont déjà programmés pour cette fin 2020 avec des écoles de Paris, Nice, Rennes, Nantes…

Organisés en visioconférence pendant deux heures maximum, les séminaires d’introduction présentent sur un mode interactif :

  • Le Syctom et le concours Design Zéro Déchet,
  • L’édition 2021 « Du pack au vrac », ses partenaires le Réseau Vrac et le Groupement Les Mousquetaires, ainsi que son parrain le designer Mathieu Lehanneur,
  • Des conseils pour développer et enchanter l’achat/vente en vrac,
  • Le rappel des modalités de participation inscrites dans le règlement du concours,
  • Le bilan environnemental du projet design avec un outil dédié à l’évaluation simplifiée des impacts environnementaux.

L’intégralité de la présentation sera transmise au professeur. Ensuite, c’est à vous de jouer ! Comment ? En réfléchissant à des nouveaux produits, biens et services qui permettront de développer l’offre et enchanter l’achat en vrac. Et l’accompagnement du Syctom ne s’arrête pas là. À mi-parcours, des ateliers peuvent être mis en place pour faire un point sur l’avancée des projets.

Illustration d'une grille ESQCV
Des conseils méthodologiques sont donnés lors des séminaires.

Des ateliers d’accompagnement pour éprouver ses idées

En décembre et janvier, soit un à deux mois avant la remise des dossiers, le Syctom propose des ateliers de suivi pour accompagner les étudiants et leurs professeurs dans la réflexion et le développement de leur projet. Réalisés en visioconférence, ils se dérouleront autour de la présentation des projets et d’échanges avec chacun des candidats sur les points forts et les éléments à améliorer. L’équipe organisatrice comprend un designer professionnel, qui apporte son expertise aux porteurs des projets à différents niveaux. Notamment pour :

  • L’évaluation des impacts environnementaux,
  • La réflexion créative (contenu, déroulé, expression),
  • La faisabilité du projet.

Infos pratiques

Les séminaires sont organisés à la demande des professeurs et écoles qui souhaitent voir leurs étudiants participer au concours. Besoin de plus d’infos ? Vous voulez mettre en place un séminaire ? Écrivez-nous à concoursdzd@syctom-paris.fr. Ces rencontres peuvent être personnalisées avec vous en fonction de vos besoins.

Le concours Design Zéro Déchet 2021 propose aux étudiant.es et jeunes diplômé.es de concevoir des solutions pour développer et enchanter la consommation en vrac. Pour cette 9e édition, le Syctom est ravi d’accueillir l’association Réseau Vrac et le Groupement  Les Mousquetaires comme partenaires, ainsi que le designer Mathieu Lehanneur qui en est le parrain !

Visuel du concours Design Zéro Déchet 2021 consacré à l'achat et la vente en vrac

Selon le CNIID, les déchets d’emballages représentent près de 30 % en poids et 50 % en volume des ordures ménagères. Un gisement important, auquel le vrac apporte une réponse. Il est en effet défini comme étant la vente de produits présentés sans emballage, en quantité choisie par le consommateur, dans des contenants réemployables ou réutilisables. La suppression des emballages aurait donc un impact positif sur l’environnement, avec la réduction des déchets à traiter et moins de ressources naturelles utilisées pour les fabriquer.

Un secteur en forte croissance

Avant les années 60, la distribution en vrac était l’unique mode de vente des produits de consommation en France. Puis, avec l’essor des grandes surfaces, l’industrialisation du secteur agro-alimentaire et les évolutions des modes de vie, le vrac a peu à peu disparu au profit des produits emballés. Aujourd’hui, pour des raisons aussi écologiques qu’économiques, il est remis en avant. « C’est un secteur qui connaît plus de 50 % de croissance par an », souligne Célia Rennesson, Directrice de Réseau Vrac, partenaire du concours DZD 2021. Alors comment démocratiser encore plus cette pratique ?

D’autant plus que le mode de consommation en vrac est possible pour de nombreux secteurs ! Aussi, dans le cadre du concours DZD, les candidat.es sont invité.es à explorer le champ du vrac suivant :

  • La vente sans préemballage, en libre-service ou service assisté,
  • Hors commerces traditionnels à la coupe : charcuterie, traiteur, boulangerie, poissonnerie, primeur…
  • 4 flux au choix : alimentaire, quincaillerie, hygiène et entretien, graines et semences.

« Dans la grande consommation, le vrac liquide, alimentaire ou non, fait l’objet de nombreuses attentes », appuie Célia Rennesson. « Tout comme les produits alimentaires frais, qui dépendent en plus d’une législation particulière, des normes d’hygiène spécifiques, etc. ».

Photo d'une jeune femme qui remplit un bocal en verre de haricots blancs au sein d'une épicerie spécialisée dans le vrac.
En plus de limiter la production d'emballages, l'achat/vente en vrac aurait aussi un impact positif sur la réduction du gaspillage alimentaire.

Le design pour développer et enchanter le vrac

Les jeunes designers sont donc invité.es à proposer des solutions pour développer la vente et enchanter l’achat de vrac. « Il y a un enjeu de désirabilité derrière cette thématique », analyse Mathieu Lehanneur, designer et parrain de cette 9e édition. « On connaît tous l’intérêt du vrac pour réduire les déchets, mais si derrière on ne raconte pas une histoire qui donne envie aux consommateurs d’y adhérer, ça ne prendra pas. Pour moi, il faut arriver à faire en sorte que le vrac devienne aussi sexy et désirable que la haute couture ! ». « Il faut que l’expérience soit ludique, pratique, esthétique, en magasin comme à la maison », remarque Célia Rennesson.

Le design a donc tout son rôle à jouer pour répondre à la problématique du concours. Analyser les usages, interroger les valeurs, repenser l’expérience client… Le champ de réflexion est large pour les participant.es, et couvre toute la filière de l’amont à l’aval :

  • Améliorer le zéro déchet en amont de la chaîne d’approvisionnement,
  • Passer d’une logique d’emballage à une logique de contenants,
  • Sécuriser et simplifier la vente en vrac.

Faire émerger des idées réalistes et reproductibles

Les solutions pourront donc s’appliquer non seulement entre le magasin et le client, mais également entre le fournisseur et l’établissement de vente. « Cette thématique mobilise tous les acteurs, insiste Marie-Pierre Martinet, Directrice Générale Adjointe du Syctom. Car si les consommateurs ont un rôle à jouer, les producteurs le partagent tout autant ! ».

« Ce que nous attendons de celles et ceux qui plancheront sur ce sujet, c’est que les solutions proposées, en plus d’être originales, soient reproductibles pour avoir un véritable effet sur le gisement de déchet », insiste Martial Lorenzo, Directeur Général des Services du Syctom.

Pour y parvenir, les candidat.es peuvent bénéficier d’un accompagnement via des séminaires de présentation et de suivi, des outils, mais aussi de l’appui des partenaires du concours : Réseau Vrac et le Groupement Les Mousquetaires.

Photo d'un workshop pour étudiants organisé durant l'exposition Design Zéchet 2019
Les candidat.es pourront participer seul ou en groupe de 3 personnes maximum.

Infos pratiques

>> Professeur ou école ?

Vous pouvez nous contacter à concoursdzd@syctom-paris.fr pour organiser un séminaire d’accompagnement.

>> Étudiant.e ou jeune diplômé.e ?

Si vous êtes prêt.e à vous lancer, vous pouvez consulter les modalités d’inscription sur cette page. Bon courage !

Lancement de la nouvelle édition le 16/09/20 à 18h30 sur la chaîne YouTube du Syctom.

À vos agendas ! Le lancement de la 9e édition du concours Design Zéro Déchet approche à grands pas…
Le rendez-vous est donné au mercredi 16 septembre pour découvrir, entre autres, la nouvelle thématique.

Le concours Design Zéro Déchet 2021 sera officiellement lancé le mercredi 16 septembre dans le cadre d’un live retransmis à partir de 18h30 sur la chaîne YouTube du Syctom. Avec un invité de marque : le designer Mathieu Lehanneur, qui sera le parrain de cette nouvelle édition.

Partout en France, toutes les personnes qui souhaitent tenter l’aventure DZD ou qui s’intéressent plus globalement à l’écoconception pourront découvrir la nouvelle thématique, ainsi que les premiers partenaires qui accompagneront les prochains candidats seront révélés lors de ce live. Un rendez-vous à ne pas manquer !

Le Syctom,
l’agence métropolitaine des déchets ménagers

Premier opérateur public européen dans son domaine, le Syctom traite et valorise les déchets produits par les 6 millions d’habitants de 85 villes (Paris et proche banlieue), soit 10 % de la population française. Chaque année, 2,3 millions de tonnes de déchets sont pris en charge dans ses installations. En partenariat avec les acteurs du territoire, il innove au quotidien pour une gestion durable des déchets ménagers. En amont, le Syctom multiplie les actions de prévention et accompagne ses collectivités adhérentes afin de réduire les déchets produits sur leur territoire et de sensibiliser les usagers au tri.